Les menaces

Les baleines, dauphins, marsouins et tortues de mer qui vivent dans les eaux de Colombie-Britannique font face à de nombreux dangers anthropomorphiques (liés aux activités humaines). Leurs populations ont subi des changements drastiques au cours des deux derniers siècles et nombre d’entre elles comptent encore de faibles effectifs en conséquence.

 


La chasse à la baleine

Alors que la chasse à la baleine n’est aujourd’hui plus une menace dans les eaux Canadiennes, historiquement elle a eu un impact considérable sur leur population. C’est la principale cause pour laquelle de nombreuses espèces de baleines sont en voie de disparition. La dernière entreprise de chasse à la baleine de la côte ouest a fermé en 1967, cependant les effets durables de la chasse ont augmenté la sensibilité de nombreuses populations de cétacés à de nouveaux et émergeants dangers.


La réduction des ressources alimentaires

Le régime alimentaire des cétacés de C.-B. est très varié et inclue de nombreuses espèces de poissons ciblées également par la pêche humaine. La réduction du nombre de proies due à la compétition avec la pêche, le changement climatique ou tout autre facteur constituent une menace majeure, en particulier pour les cétacés en péril dont les populations sont plus vulnérables aux fluctuations environnementales.

Ce que vous pouvez faire :
• Assurez-vous que vos produits de la mer sont issus d’une pêche durable. Les produits de la mer durables peuvent être définis comme des espèces qui sont capturées ou élevées de manière à assurer la santé et la stabilité de ces espèces et de leur écosystème sur le long terme. Utilisez le programme Ocean Wise et le guide Sea Choice pour vous aider à faire les meilleurs choix.
• Conformez-vous aux règlements sur la pêche en tout temps.
• Aidez à protéger les saumons sauvages et améliorez leurs habitats en devenant un membre local de l’organisation Streamkeepers.


La Pollution

Les contaminants environnementaux constituent une grave menace pour de nombreuses espèces marines. Les principaux coupables sont les Polluants Organiques Persistants (POP) qui incluent les PCB, PBDE, les dioxines et les furanes. Un grand nombre de ces substances chimiques produites par l’homme sont bioaccumulables, c’est-à-dire que les organismes absorbent ces produits chimiques plus vite qu’ils ne les éliminent. Les prédateurs, qui sont au sommet de la chaine alimentaire sont les plus touchés car ils absorbent tous les POP accumulés par leurs proies durant leur vie – ce phénomène est appelé bioamplification.
Les déversements de pétrole représentent aussi un danger majeur pour la vie marine d’autant plus que les cétacés ne semblent pas éviter les zones affectées.

Ce que vous pouvez faire :
• Utilisez votre pouvoir de consommation pour demander des produits sans PBDE et soutenez les compagnies qui n’utilisent pas de produits chimiques dangereux.
• Utilisez des produits ménagers et des produits nettoyants non toxiques.
• Compostez vos déchets organiques et recyclez tous vos matériels y compris l’éléctronique, les huiles et les produits chimiques.


Enchevêtrement et prises accidentelles.

L’enchevêtrement fait en général référence aux animaux qui s’emmêlent dans des équipements de pêche et qui les remorquent avec eux. La prise accidentelle est définie par la capture accidentelle de petits cétacés dans les filets de pêche.
Les prises accidentelles représentent une menace majeure pour 62 des 71 espèces de cétacés à dents mais aussi pour plusieurs espèces de tortues de mer (un grand nombre d’équipements de pêche étant non spécifiques ils peuvent blesser une grande variété d’espèces).
Les enchevêtrements sont également causés par divers équipements de pêche et peuvent provoquer des coupures, des déformations, des infections, la famine et même la noyade de l’animal empêtré.

Ce que vous pouvez faire :
• Changez votre équipement de pêche pour réduire les risques.
• Réduisez le nombre de débris et matériels de pêche abandonnés dans les eaux de C.-B. – participez au Grand nettoyage des rivages canadiens.
• Choisissez vos fruits de mer issus d’une pêche durable – Cherchez les logos du programme Ocean Wise.
• Signalez tout enchevêtrement ou prise accidentelle au Réseau d’intervention auprès des mammifères marins (BC Marine Mammal Response Network) sur la ligne téléphonique d’urgence : 1-800-465-4336.


Collisions avec les bateaux

Les collisions avec les navires causent souvent des blessures, voire la mort des cétacés et tortues de mer et ce, peu importe la taille du bateau. Ces collisions constituent d’importantes menaces pour les populations de mammifères marins en cours de rétablissement, en particulier dans les zones de « goulot d’étranglement » ou les densités de baleines et les bateaux sont concentrées.

Ce que vous pouvez faire :
• Suivez le guide « Be Whale Wise Guidelines » : Directives concernant la faune marine à l’intention des plaisanciers, des pagayeurs et des observateurs.
• Réduisez votre vitesse à moins de 7 nœuds dans un rayon de 400 m des baleines.
• Dans les zones connues de forte présence et d’activité de cétacés, réduisez votre vitesse et restez à l’affut de signes de présence de baleines, dauphins, marsouins. Rappelez-vous, les baleines ne savent pas toujours où vous êtes !


La déprédation

La déprédation est un problème grandissant, il s’agit du vol des poissons pris dans les filets de pêche par les baleines. Ceci constitue un danger pour les populations de baleines pour au moins deux raisons :
(i) Elles peuvent être blessées par les équipements de pêche ou par les méthodes de dissuasion des pêcheurs.
(ii) Elles peuvent devenir dépendantes de la déprédation et perdre de leur comportement naturel de recherche de nourriture.

Ce que vous pouvez faire :
• Ne nourrissez pas les baleines : restez en alerte lorsque vous pêchez, si vous voyez une baleine, arrêtez de pêcher lorsqu’elle approche.
• Ne nourrissez pas les baleines avec les têtes et les entrailles de poissons.
• Si vous êtes témoin d’une déprédation ou si des poissons ont été voles sur vos lignes, signalez les incidents au réseau d’observation : 1-866-I-SAW-ONE ou par email au sightings@vanaqua.org ou via notre formulaire en ligne.


Les perturbations causées par les bateaux

L’augmentation de l’intérêt pour l’industrie de l’observation peut avoir un impact négatif sur les cétacés. Dans certains cas, plus de 100 bateaux individuels peuvent suivre un seul groupe de baleines. Cela peut interrompre les comportements naturels des cétacés, les exposer à des taux élevés de gaz d’échappement et d’émissions et créer beaucoup de bruits sous-marins.

Ce que vous pouvez faire :
• Participez à des programmes d’éducation des capitaines de bateaux et des plaisanciers et aidez-nous à augmenter la sensibilisation des plaisanciers à ce problème grandissant :
Straitwatch – Programme de surveillance et d’éducation sur les mammifères marins géré par la société de recherche et de conservation Cetus.
– Soundwatch – Programme de surveillance et de d’éducation des bateaux dans l’état de Washington créé par le musée des baleines de l’ile de San Juan.
– Discussions sur les docks (« Dock Talks ») – Programme d’information des plaisanciers sur les mammifères marins et les directives « Be Whale Wise » organises par le Réseau d’Observations des Cétacés de Colombie-Britannique.


La pollution sonore

Que ce soit pour le transport maritime, la prospection sismique ou l’industrie de la pêche, les activités humaines ont graduellement augmenté la quantité de bruit anthropogénique de l’océan. La pollution sonore peut désorienter les cétacés et affecter leur capacité à naviguer, se nourrir ou communiquer. Elle augmente aussi le risque de collisions entre bateaux et cétacés, ces derniers étant désorientés par le bruit, ils peuvent ne pas identifier les larges bateaux comme dangers.

Ce que vous pouvez faire :
• Ralentissez : une des principales sources de pollution sonore sous-marine est due à la vitesse des hélices (qui augmente le phénomène de cavitation : formation de poches et de bulles de vapeur au niveau de l’hélice) en ralentissant seulement vous pouvez réduire fortement ce danger.

 

Une baleine franche du Pacifique Nord dans la station de chasse à la baleine de Kyuquot, 1918.

 

Des orques résidentes se nourrissant de saumon.

 

Une orque à proximité d’une zone industrielle.

 

Une baleine à bosse empêtrée dans les filets de pêche. Photo: Cheri Herbert.

 

Un rorqual boréal sur l’étrave à bulbe d’un bateau de croisière dans le port de Vancouver. Photo: Stephen Raverty.

 

Un groupe d’orques entouré par de nombreux bateaux. Photo: Christie McMillan.

 

Un groupe d’orques se déplaçant près d’un navire cargo.